Comment devenir auteur, conférencier et podcasteur grâce à l'IA ?
À la découverte du livre iA MANiA de Mick Levy
Salut les Cocréateurs,
L’IA te fascine ou te fait peur ? Commenter “Claude” sur un post Linkedin ne te rendra pas meilleur, mais écouter Mick Levy que j’ai reçu semaine dernière dans mon podcast te donnera plein de pistes pour mieux utiliser l’IA dans tes activités.
Mick est directeur de la stratégie data & IA chez Orange Business, podcasteur (Trench Tech), conférencier Data et IA très prolifique (avec 50 conférences par an), et auteur du livre iA MANiA, que j’ai dévoré ce week-end.
Quand Mick parle de Data & IA, c’est 25 ans de terrain (chez Business & Décision, puis chez Orange), une centaine d’entreprises rencontrées chaque année, et une honnêteté rare dans un domaine où les prédictions alarmistes font recette.
Découvre notre échange complet en vidéo ci-dessous ou au format Podcast Audio sur Spotify et Apple Podcast.
Voici les 5 leçons que je retire de notre échange.
1. Le vrai problème, c’est la fascination, pas la technologie
Mick a mis 2 ans à écrire iA MANiA. Son constat de départ :
“Depuis 3 ans, on est en pleine fascination. On parle d’IA partout. Mais ce n’est pas cette fascination technologique qui amène vraiment de la valeur.”
Il met en avant un chiffre assez dévastateur : 88% des entreprises déclarent faire de l’IA. Seuls 8% déclarent en tirer une valeur mesurable. C’est l’angle central de son livre.
En tant que créateur de contenu IA, je me reconnais dans ce constat. Les vidéos “wow” sur les nouveaux outils cartonnent en vues. Mais est-ce qu’elles aident vraiment les gens à transformer leur façon de travailler ? Ne sont-elles pas souvent là pour vendre un outil ou un coaching / formation dont tu n’as pas réellement besoin.
La leçon pour les créateurs : le contenu qui dure, c’est celui qui sort les gens de la fascination pour les faire entrer dans la transformation. Un tuto concret, un cas d’usage réel, un retour d’expérience honnête, c’est ce qui fidélise une audience sur le long terme.
2. Deep Work : la méthode pour tout faire en parallèle
Comment Mick gère un poste à temps plein chez Orange Business, 50 conférences par an, un podcast bi-mensuel ET l’écriture d’un livre ?
Sa réponse tient en deux mots : Deep Work. Le livre de Cal Newport qui a changé sa façon de travailler. L’as-tu lu ? Cela t’a aidé aussi ?
“Il faut revenir à la valeur que tu amènes aux choses. La valeur, dans beaucoup d’entreprises, elle est noyée dans les réunions, les mails, la coordination. Il faut sortir de ça pour revenir à du travail profond.”
Concrètement, Mick est maniaque de son agenda. Il planifie ses blocs de travail profond à l’avance et protège ces créneaux. Il accepte de travailler au-delà des journées classiques, mais uniquement sur ce qui crée vraiment de la valeur.
Pour toi en tant que créateur, un bloc de 2h sans notification pour écrire un script ou monter une vidéo vaut mieux que 6h de pseudo-productivité entrecoupée de scrolls sur LinkedIn, Instagram, TikTok.
3. Comment il a écrit iA MANiA avec et sans IA
Un auteur qui écrit un livre sur l’IA a-t-il utilisé l’IA pour l’écrire ? La réponse de Mick est franche :
“Pas une ligne du livre n’a été écrite avec l’IA. Mais le livre n’aurait pas été le même sans elle.”
Il a utilisé l’IA pour trouver des études et des contre-exemples qu’il n’aurait pas trouvés seul, pour challenger ses argumentaires, et pour vérifier la cohérence de sa structure. Mais l’écriture elle-même, la voix, le style, c’est 100% Mick. Et ça se sent à la lecture : iA MANiA est agréable à lire parce qu’on retrouve l’énergie de ses conférences.
C’est d’ailleurs son précédent livre “Sortez vos données du frigo” (Dunod, 2021) qui lui a permis d’asseoir sa légitimité de conférencier. Écrire un livre sur son sujet, c’est le meilleur moyen de se positionner comme référence et de décrocher des conférences mieux rémunérées. Mick le dit clairement : les deux activités se nourrissent mutuellement.
La leçon pour les créateurs qui écrivent des newsletters, des scripts ou des livres : l’IA comme copilote de fond, pas comme ghostwriter. Sinon tu perds exactement ce qui fait que ton audience te suit. Relis à l’occasion les bons conseils d’Alexandre de Morale de l’Histoire
4. Devenir conférencier IA : les vraies étapes
Mick a commencé par ne jamais refuser une conférence, même gratuite. Sa logique du début :
“Au début, j’acceptais même les trucs pas payés. Parce que c’est là que tu construis ton style, que tu testes tes slides, que tu comprends ce qui fait réagir une salle.”
Et sur le tarif, il est direct :
“Il y a un moment où il faut s’assumer en tant que professionnel et mettre un prix. J’avais entendu un conférencier dire : tu deviens conférencier professionnel le jour où tu assumes ton tarif.”
Pour donner un ordre de grandeur concret : une conférence IA, c’est facilement 1 à 2 jours de préparation plus 1 journée pour la donner. Sur cette base, partir sur un tarif entre 1 000 et 2 000 euros est tout à fait raisonnable pour démarrer. En dessous de 2000 euros, en ce qui me concerne, c’est plus rentable de faire une vidéo sponso.
Mick ajoute quelque chose d’intéressant sur ce qui fait qu’on captive une salle. Il était chanteur dans un groupe de disco funk, il part de références décalées comme JCVD ou Spiderman pour parler de Data et IA.
Ce côté accessible et décalé, c’est ce qui différencie ses conférences d’un exposé PowerPoint classique. Le sujet technique s’apprend. La connexion avec une salle, c’est quelque chose qu’on construit sur le long terme.
5. L’IA, c’est pas mal si on le fait de façon éthique
C’est peut-être le point le plus important pour la jeune génération qui commence à créer du contenu avec l’IA ou à la rejeter comme ma fille et la Gen Z.
Mick porte un regard nuancé et responsable sur le sujet. Il a d’ailleurs pris une coquetterie dans l’écriture de son titre : il écrit “iA” avec un i minuscule et un A majuscule. Sa raison :
“Je voulais montrer que l’intelligence est minuscule par rapport au caractère artificiel. Pas que les IA ne soient pas intelligentes, mais elles ne le sont pas au sens humain du terme. C’est vraiment tout à fait autre chose.”
Il plaide pour une utilisation de l’IA qui soit consciente des enjeux : les données qu’on lui confie, le travail humain qu’elle mobilise dans les pays du Sud pour son entraînement, les ressources de la Terre qu’elle consomme. Ce qu’il appelle le triple extractivisme du numérique.
Ce n’est pas un message anti-IA. C’est un message de responsabilité. Utiliser l’IA, oui. Mais en sachant ce qu’on fait, pourquoi on le fait, et avec quelles conséquences.
C’est exactement ce que j’essaie de transmettre dans mes vidéos quand j’encourage à utiliser des petit LLMs locaux, et c’est ce qui rend iA MANiA utile bien au-delà du monde de l’entreprise.
📖 Le livre : iA MANiA de Mick Levy
Si tu travailles en entreprise, que tu es manager, dirigeant, créateur de contenu ou simplement quelqu’un qui veut comprendre l’IA sans se noyer dans les discours de façade, iA MANiA est le livre qu’il te faut.
Ce n’est pas un livre technique. C’est un livre de transformation, organisé en quatre parties : comprendre, adopter, gouverner, responsabiliser. Avec de vrais cas d’usage (entreprises anonymisées mais réels), des données sourcées, et une honnêteté rare sur ce que l’IA peut et ne peut pas faire.
Ce que j’ai particulièrement apprécié :
La pédagogie pour comprendre comment fonctionne les iA génératives (entraînement, inférence, RAG, finetuining, agents, hallucinations,…)
La partie sur le triple extractivisme, un angle que personne n’aborde
La gouvernance du Shadow AI, actionnable dès demain en entreprise
👉 Procure-toi iA MANiA ici (lien affilié)
Et si tu veux aller plus loin, abonne-toi au podcast Trench Tech de Mick et Cyril. Le slogan résume bien l’esprit : esprit critique pour tech éthique. Bientôt 100 épisodes.
Et toi, tu quel est ton rapport à l’IA au travail ou dans la création de contenus ? Raconte-nous en commentaire 👇
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✨ Jeanviet





