Cela fait maintenant plus d’un mois que Google affiche en France, sur plus de la moitié de ses recherches, des réponses “Aperçu IA”, ou AI Overviews en anglais.
Ces résumés IA sont construits à partir des contenus des pages Web ou des transcripts des vidéos que Google a indexés.
C’est Gemini Flash, la version rapide du modèle maison de Google, qui fabrique pour chaque recherche le contenu de ces blocs IA.
Et il faut le dire : quand Gemini attrape les bonnes sources, les résultats sont souvent très bons. Tellement bons qu’on n’a plus besoin d’aller sur un site Web pour avoir accès à une info fraîche.
1. Le constat : -40 % de trafic Google pour les sites Web
La presse en ligne française, prise de court par un déploiement tombé pendant les vacances de ses rédactions, est en PLS totale depuis un mois.
Près de 40 % de trafic en moins, et donc autant de revenus publicitaires en moins. Google, derrière, n’a pas l’air décidé à compenser les pertes à hauteur du contenu qu’il aspire.
La plupart des internautes, eux, sont contents de ces résumés IA. Ça leur évite un tunnel de publicités pour savoir sur quelle chaîne passe OM - Monaco, ou un paywall pour apprendre qu’un parc Dragon Ball ouvrira “peut-être” en France dans cinq ans.
Mais face à l’omniprésence de ces aperçus IA, qui ne sont pas toujours pertinents quand il s’agit par exemple d’avoir toutes les étapes précises d’une recette de cuisine, la grogne monte. Parce qu’il n’est officiellement pas possible de les désactiver.

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Si bien que dans les suggestions de recherche Google, “désactiver”, “supprimer” et “enlever” arrivent en tête des mots associés à “Aperçu IA”, aussi bien en France que dans le reste du monde.
Mais Google ne reviendra pas en arrière. Pour lui, il s’agit de survivre face à ChatGPT et Claude, qui prennent petit à petit une place importante dans nos recherches.
2. La vidéo, c’est plus de 80 % de ce qui circule sur Internet
Alors comment on survit quand on publie du contenu sur Internet ? En partageant son avis en vidéo, comme je le fais régulièrement sur YouTube et de plus en plus sur TikTok, Instagram dans des formats natifs shorts.
La vidéo, c’est plus de 80 % de la bande passante mondiale sur Internet et plus des deux tiers des contenus consommés en ligne, via YouTube, Netflix, TikTok et Instagram. On passe en 2026 beaucoup plus de temps sur Youtube, Netflix et les réseaux sociaux que devant son poste de télévision.
D’ailleurs pendant que j’écris ce post, mon fils de 11 ans regarde un let’s play Minecraft sur la TV du salon et ma fille de 15 ans dort parce qu’elle a trop scrollé sur TikTok (malgré les restrictions de temps d’écran). A leur époque (1995), je m’endormais en écoutant Fun Radio et je me levais en regardant le Club Dorothée. Et toi ? ;-)
3. Le SEO se joue maintenant sur les formats longs YouTube
La bonne nouvelle, c’est que les vidéos YouTube sont à la fois les plus citées dans les réponses IA de Google et les plus cliquées quand tu publies des tutos, des tests, des avis.
Sur beaucoup de recherches à fort trafic, des blocs vidéo apparaissent en tête, à la place des réponses IA.
Concrètement, chez moi : plus de 12 000 clics par mois qui arrivent depuis Google vers mes contenus YouTube, TikTok et Insta.
Tu peux maintenant suivre ça directement dans Search Console (et faire de drôles de découvertes comme Boris et Marko ;-)), ainsi que le trafic Google Discover auquel ont le droit les sites de presse, mais aussi les vidéos Youtube.

Et ce n’est qu’une petite partie du trafic. L’année dernière, avec le buzz sur ChatGPT Image, DeepSeek, Nano Banana et Veo 3, j’ai généré près de 1,5 million de vues sur ma chaîne. Grâce à la recherche, mais surtout grâce à l’algo de recommandations de YouTube.
Et depuis le 27/08/2026, Youtube a même revu drastiquement sa façon de compter les vues avec à la clé des chiffres multipliés par 2 ou par 3 chez de nombreux Youtubeurs.
Ces vues “non engagées” ne valent certes pas grand chose pour la pub AdSense classique, mais font du bien à l’égo (compteur public) et nous aident également à mieux valoriser nos vidéos sponsorisées.
Je n’ai jamais été aussi motivé à prendre la parole sur Youtube depuis que je constate que le travail de fond paie. Alors que j’ai maintenant beaucoup plus de mal à prendre ma plume sur mon blog ou Linkedin quand je sais que mécaniquement je serai 2 fois moins lu, pour le même effort.
4. Crée des Shorts pour être visible sur TikTok, Instagram... et YouTube
Google met aussi en avant les formats courts, que ce soit ses propres Shorts ou les TikTok et les Reels. Tu as donc tout intérêt à être présent dessus.
Pour trouver ton ton, il faudra faire plein d’essais et d’erreurs. Et bien travailler ton hook, la petite accroche qui donne envie de ne pas swiper, parce qu’un TikTok se consomme dans un flux d’autres TikTok.
N’oublie pas non plus le petit titre incrusté qui plante le sujet dans les cinq premières secondes, et les sous-titres, qui permettent de te suivre même dans les transports.
5. Surfe sur les tendances et reste authentique pour être recommandé
De quoi parler dans tes vidéos, longues ou courtes ? De ce que tu vis, de ce que tu testes. Sans mots ronflants, sans prise de notes, sans jargon métier, mais quand même avec une structure qui suit les codes des histoires qu’on raconte aux petits avant de les endormir : une intrigue, des péripéties, un moment où tout semble foutu, un climax, et une résolution.
Tutos, tests, avis, yapping (tu parles face caméra, sans montage, de ton vécu), ça marche. Le clipping aussi, c’est-à-dire découper tes vidéos longues en extraits courts, à condition que ce soit ton propre contenu, que tu sélectionnes les passages qui ont la meilleure rétention et que tu leur donnes un vrai hook. Découper au hasard une vidéo longue en dix Shorts, ça ne marche pas.
Sur les vidéos longues, j’ai trouvé mon format grâce à de longs tutos storytellés. Sur TikTok, j’ai quelques tutos bons plans ou outils d’IA bluffants qui ont bien percé, mais je dois reconnaître que contrairement à YouTube, c’est souvent la loterie.
Si quelqu’un parmi mes lecteurs y arrive avec plus de consistance, je serai ravi de l’inviter à témoigner dans mon podcast.
Un truc qui marche bien sur tous les réseaux : parler d’une actu, d’une tendance, d’un nouvel outil dès qu’il sort. Parce qu’il y a de la demande, et parce que les internautes sont friands de voir plusieurs points de vue et plusieurs tests sur un même sujet.
Alors n’hésite pas à te filmer avec ton smartphone et un micro, quitte à improviser un peu, à tester un nouvel outil en live. C’est cette authenticité, cette perte de contrôle, cet inattendu qui font souvent décoller une vidéo.
Mes vidéos qui ont le mieux marché sont d’ailleurs celles que j’ai tournées face caméra dans le feu de l’action, sans gros montage, en partageant simplement mon retour d’expérience brut.
6. Un site Web reste nécessaire pour maîtriser les réponses IA
Quand on parle de toi, de tes produits, de tes services, tu ne peux pas décemment te contenter d’une page LinkedIn.
Elle sera reprise dans les réponses IA de Google s’il n’y a que ça à manger, mais ce sera toujours moins bien qu’un site à jour, qu’une page de forum qui recense les avis sur ton livre, ou qu’un post Substack qui développe une vraie analyse et fait ressortir ton expertise.

Avec Claude Code, Cowork, Codex, ou même ChatGPT Work et ChatGPT Sites, il n’a jamais été aussi simple de publier un site Web avec ton propre nom de domaine. Ce n’est plus un chantier de six mois qui coûte une blinde. C’est un truc qui se monte en quelques minutes et qui doit pouvoir partir en ligne aussi vite qu’un TikTok ou une vidéo YouTube, pour que la réponse IA soit toujours à jour.
Mettre 5 000 balles dans un site que les internautes ne regarderont qu’une fois sur dix n’a plus vraiment de sens. Avec les Aperçus IA, ce qui compte, c’est d’être cité avec les bons mots. Google se fiche de ton design, il a juste besoin d’un accès rapide et à jour à tes informations.
7. Incite tes lecteurs et tes spectateurs à rejoindre ta communauté
Comme Google t’apportera de moins en moins de trafic, il faut construire ta communauté ailleurs : sur YouTube, TikTok, Instagram et dans ta newsletter Substack.
Et comment on fait ? On publie du bon contenu, comme celui-là je l’espère, et on incite sa communauté à liker, commenter, s’abonner.
❤️ Si cet article t’a été utile, like-le et dis-moi dans les commentaires ce que tu penses des “Aperçus IA” de Google et si ma démonstration t’a donné envie à ton tour de passer à l’action sur YouTube, TikTok, Insta ou Substack ;-)
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